Cadeau de vous à moi : on marche le 23 ?

Salut les chouquettes,

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Figurez-vous que c’était mon anniversaire il y a peu, et j’ai envie que vous me fassiez un cadeau. Parfaitement, je suis une personne comme ça, moi, j’aime qu’on m’offre de l’amour et des attentions, et en plus je réclame. C’est du propre.

Qu’est-ce que je veux ? Que vous veniez défiler avec moi dans la rue à Paris le 23 novembre, pour la grande marche Nous Toutes contre les violences sexuelles et sexistes, pardi ! Et enroulés dans du papier cadeau ! Toutes et tous. Si si si, vous aussi là, derrière votre ordi. Bon ok, pour le papier cadeau c’est pas obligé… mais le reste me ferait vraiment, VRAIMENT très plaisir !!!

Pourquoi je vous demande de venir, même s’il fera peut-être pas beau, même si vous faites jamais de manif, même si vous avez peur d’y aller seul ? C’est la militante Caroline de Haas qui a expliqué ça un jour ans une conférence et ça m’a paru des plus sensés. Il y a 3 façons de changer le monde, les enfants, et vous pouvez en pratiquer au moins une. Laquelle allons-nous choisir ?

  1. Être milliardaire.
    On est Bill Gates, on décide qu’on veut éradiquer la malaria, on créé une fondation à son nom et on injecte dedans un max de pognon pour mettre en place des actions concrètes et lutter contre ce fléau. Oui, le fric est le nerf de la guerre (C’est bien pour ça qu’on veut 1 milliard).
    Malheureusement je suis assez peu payée et la dernière fois que j’ai joué à Euromillions j’ai gagné 4€32, donc on va devoir oublier la solution n°1 pour le moment. Sauf si vous êtes milliardaire (ou même millionnaire, je ne suis pas bégueule), auquel cas vous m’embauchez pour lancer votre fondation parce que j’ai le profil PARFAIT pour ça et on change le monde. Mais pas avec 4€32.

  2.  Être présidente de la République Française.
    Ou députée. Ou élue locale, que sais-je. Vous êtes à la tête du pays, ou à tout le moins fortement impliquée dans la vie politique, la création des lois, leur application, et vous pouvez faire en sorte que la loi et les budgets nécessaires soient appliqués à l’échelle du pays entier. Parce que figurez-vous que la loi française n’est pas si mal faite, dans l’absolu, pour protéger les victimes de violences sexuelles et sexistes. Mais elle est hélas trop peu et mal appliquée. 
    Bref. Je ne suis pas présidente de la République et vous non plus a priori, sauf si Emmanuel Macron lit mon blog, ce qui me surprendrait fortement. (Remarquez que si le vaste monde politique français continue à me foutre en rogne à ce point, un de ces quatre matins je vais me lancer là-dedans pour leur rentrer dans le lard de l’intérieur, en mode Alexandria Ocasio-Cortez mon idole, et ça va pas être beau à voir. )(Haha grande naïve que je suis, je me ferai probablement rouler dessus en 2 minutes).
    En attendant que je domine le monde, ça n’est pas vous et moi qui faisons la loi et décidons de ce qui se passe dans ce pays. Échec de la solution n°2.

  3. On y vient. Là, c’est pour nous. La n°3, c’est d’être beaucoup et de faire du bruit.
    DU BRUIT, TOUT LE TEMPS, TRÈS FORT, DU BRUIT QUI MET 100.000 PERSONNES DEHORS DANS LA RUE POUR GUEULER QU’ELLES NE SONT PAS CONTENTES.
    L’an dernier on s’est motivées avec 6 copines et un copain pour venir, sans quoi je n’y serai probablement pas allée. On était 25.000 dans la rue, si en 2019 chacun de nous ramène 2 ou 3 potes en plus, on met 100.000 personnes dehors qui battent le pavé. A 100.000, voire beaucoup plus, on occupe l’espace médiatique, on fait du bruit, les journaux en parlent, les collègues en discutent à la machine à café, on aborde le sujet aux repas de famille, les potes se posent des questions, on est pour ou contre, ça passe à la radio, ça passe à la télé, les opposants commencent à râler qu’on ne parle plus que de ça, et enfin quand tout le monde en parle, tout le temps, nos dirigeants, que ce soit par conviction, ou hélas plus souvent par opportunisme électoraliste, vont finir par se pencher sur le problème et faire quelque chose. Parce que la société entière, vous, les 100.000 et moi, on les aura tannés jusqu’à ce qu’ils se bougent.

Voilà pourquoi c’est important d’être un maximum dans la rue le 23 novembre. Voilà pourquoi j’ai envie que vous veniez.

Si vous vous sentez pas trop chaud patate parce que vous ne connaissez personne qui veut venir, déjà demandez autour de vous, vous pourriez avoir des surprises. L’an dernier j’ai découvert, étonnée mais ravie juste en demandant, qu’on était 6 ou 7 motivés mais hésitant à venir parce que pas envie d’y aller seul, et d’être plusieurs ça a clairement motivé tout le monde.

Parce que c’est chouette, aussi, une manif ! Parce que ça fait chaud au cœur de voir autant de monde, parce qu’on crie et qu’on chante, parce qu’on s’entortille dans cette satanée pancarte en rigolant, parce qu’on sautille ensemble derrière l’orchestre de percussion, parce qu’on va verser une petite larme émue en chantant l’hymne des femmes, parce qu’on va applaudir très fort au discours, et après on ira boire un bon chocolat chaud ou une bière à l’arrivée. Parce qu’il y a des groupes organisés pour les personnes qui ne veulent pas y aller seules, et qui pourront rencontrer des gens sur place pour faire des groupes sympas avec qui défiler. Parce que ça fait du bien, BEAUCOUP de bien de voir qu’on n’est pas seul dans son coin et que beaucoup de personnes partagent notre combat.

Pour avoir toutes les infos, vous pouvez vous inscrire sur la page Nous Toutes, suivre l’événement sur Facebook. Si jamais vous êtes en grande motivation, il y a une belle soirée de préparation le 7 novembre à la Cité Fertile, moi j’y serai, allez, venez me faire un coucou quoi !

Alors, vous me rejoignez le 23 ?

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Votre Simone,
en train de fourbir sa pancarte.

 

Un petit rappel des bonnes raisons pour lesquelles je vais aller manifester, certains articles datent de l’an dernier mais n’ont rien perdu hélas de leur pertinence :

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